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Franzobel, de son nom civil Franz Stefan Griebl est né à Vöklabruck en Haute-Autriche. Son nom de scène [1], déjà un jeu de mots, et les différentes possibilités de prononciation lui correspondent tout à fait.

Vöklabruck ou plutôt un village du canton, Frankenburg, constitue le décor d’une docu-fiction [2] du rapport des Autrichiens [3] à l’autre, ici dans la personne d’une fille kosovare de 15 ans, Arigona Zogaj, menacée d’expulsion, sa famille déjà éclatée entre l’Autriche et le Kosovo.

Le titre programmatique [4] Österreich ist schön [5] donne le ton, car Franzobel y confronte la machine implacable de l’Etat, le racisme ordinaire de la population, quelques philanthropes et son héroïne sous le regard clinique d’un narrateur à la première personne, autant l’auteur lui-même que son double.

Si la première partie reste sobre, la deuxième, qui décline la même histoire en pièce de théâtre, la transforme en farce cruelle, où Franzobel utilise tous les registres de la langue autrichienne [6].

Ce récit comme d’autres projets [7] de Franzobel, témoignent de son engagement politique et social. Pour son travail littéraire il a eu plusieurs prix, entre autre le prix Ingeborg Bachmann pour son récit Krautflut [8] . Il est aussi auteur de livres d’enfants, de pièces de théâtre et dramaturge. Ce qui est commun à ses activités est le goût pour le travail sur la langue, influencé par les dadaïstes et le groupe de Vienne [9].

 


Les humoristes Grissemann et Stermann se moquent de l’extrême-droite et de leur icône Jörg Haider, qui venait de mourir alcolisé dans un accident de voiture (en allemand)

Franzobel et Michael Stavarič seront à Poitiers dans le cadre de Bruits de Langues 2011.

Mercredi, 19 octobre

14h30

Salle des actes

UFR lettres et langues

Ils seront en compagnie de Lucie Taïeb, universitaire, auteure et traductrice, et présentés par Gisela Linschinger et Martin Rass

 

[1] il en a donné deux interprétations différentes, une fois qu’il aurait vu un match de football entre la France et la Belgique, puis l’indication lumineuse sur l’écran : FRAN 2:0 BEL - recomposé en Franzobel, puis une autre fois il a déclaré que c’était une combinaison entre le prénom de son père, Franz, et le nom de jeune fille de sa mère, Zobl. A vous d’en trouver d’autres lectures

[2] Franzobel l’appelle lui-même non sans ironie un conte - ein Märchen

[3] Est-ce que se sont seulement des Autrichiens, je pense que cette histoire dépasse largement son cadre local

[4] largement repris dans ce discours lors d’un rassemblement de soutien pour Arigona Zogaj à Frankenburg

[5] L’Autriche est belle, 2009

[6] bien que la langue officielle soit l’allemand standard, elle se décline en autant de dialectes et de termes propres qu’un Allemand hors Bavière aurait du mal à comprendre sans dictionnaire

[7] pour en nommer qu’un, sa participation à la constitution européenne en vers le site spécifique n’existe apparemment plus.

[8] 1995, qu’on pourrait traduire par "L’inondation par la choucroute" - ou le Flux de la choucroute, toutes les deux annoncent un principe d’écriture rythmique et musical, des juxtapositions de sonorité et de trames narratives

[9] une association informelle d’écrivains viennois, de poètes surtout, tel que Hans C Artmann, Ernst Jandl, Peter Rühm, Friederike Mayröcker. Lucie Taïeb a traduit quelques poèmes en français

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Franzobel - la belle Autriche
Publié le: 7 juillet 2011
- Dans la rubrique: Dossiers
 
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