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"Supporter que le futur tarde à venir n’est pas donné aux âmes sensibles"

C’est ce que constate le narrateur du dernier roman [1] de Michael Stavarič, qui justement se trouve suspendu entre sur le seuil entre l’enfance et l’adolescence, l’âge des possibles, où on peut encore s’accrocher à la pensée magique et l’omnipuissance qui va avec, et où on commence déjà à douter de ce que le futur réserve.

Michael Stavarič, jeune auteur entre deux langues, le tchèque de son enfance - il est né à Brno en 1972, et l’allemand (autrichien [2]) de son adolescence, sait peut-être pas pour rien saisir ces états de transformation, qui s’insinuent dans les intrigues de ses récits.

Malgré son jeune âge et sans compter les nombreuses publications diverses, il est à son cinquième roman [3], et a obtenu entre d’autres distinctions le prestigieux Prix Adalbert-von-Chamisso, qui est décerné à des auteurs de langue allemande, dont l’allemand n’est pas la langue maternelle.

Dans ces essais et articles, y compris des traductions du tchèque, il s’intéresse beaucoup à la question européenne. Cet intérêt partagé avec notre deuxième auteur autrichien, Franzobel, donnera, on l’espère un échange vif autour de la situation et la position de la littérature autrichienne actuelle et ses auteurs dans un univers, où l’identité "locale" est mise à l’épreuve par des questions de migrations, d’accueil, d’hospitalité, d’ouverture. Loin d’être des partisans du protectionnisme, les deux auteurs ont certainement des singularités à défendre et nous pouvons nous attendre à un échange vif et passionnant.


L’auteur lit un passage de Brenntage (en allemand)

Michael Stavarič et Franzobel seront à Poitiers dans le cadre de Bruits de langues 2011

Mercredi, 19 octobre
14 h 30
Salle des actes
UFR lettres et
langues

Ils seront en compagnie de Lucie Taïeb, universitaire, auteure et traductrice, et présentés par Gisela Linschinger et Martin Rass

Ecouter un extrait de Brenntage, lu par l’auteur [4]

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[1] Brenntage(Journées ardentes), 2011

[2] si l’allemand est bien la langue officielle en Autriche, il y existe un vocabulaire considérable et proprement autrichien qu’un Allemand d’Allemagne aura du mal à comprendre, sans parler de l’accent

[3] stillborn, 2006
Terminfera, 2007
Magma, 2008
Böse Spiele, 2009
Brenntage, 2011

[4] en allemand

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Michael Stavarič - un penchant pour l’incendie
Publié le: 4 juillet 2011
- Dans la rubrique: Dossiers
 
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