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Lundi 28 mars

19h

Salle A 218 (club allemand)

Silentium (VOST)

JPEG - 221.8 ko

Un film de Wolfgang Murnberger avec :

Josef Mader

Simon Schwartz

Joachim Krol

Maria Koestlinger

Udo Samel

Autriche (2005)

Polar

112min

SYNOPSIS

Lorsque l’on retrouve le corps de Gottlieb Dornhelm, le beau-fi ls du directeur de l’Opéra, et que la police conclut à un suicide, le Tout-Salzbourg pousse un soupir de soulagement. En publiant récemment un livre où il révélait les sévices qu’il avait subis étant jeune, dans un internat religieux, le suicidé ne s’était pas fait que des amis.Persuadée que la police a mené une enquête de complaisance, la ravissante veuve Konstance Dornhelm engage le détective Simon Brenner pour tenter de découvrir la vérité. Pour être recueilli au monastère de l’internat, il se déguise en sans-abri et plonge dans le monde vicié du silence religieux. Aidé de son vieil ami Berti devenu coursier pour l’Opéra, il s’infi ltre derrière les coulisses du Festival de Salzbourg. En se mettant à enquêter sous tout ce que la ville de Mozart et de Freud compte de soutanes et de tutus, Brenner soulèvera quelques vérités qui ne sentent pas forcément très bon.

CRITIQUE

"Silentium !" joue avec les codes du roman noir : Brenner, le héros, est un enquêteur dans l’âme, bien qu’un peu paumé, limite sans domicile fixe. Les méchants, eux, sont puissants, inaccessibles, haut, très haut, bien trop haut pour notre enquêteur nonchalant. Le combat est trop déséquilibré, perdu d’avance. Tout ce monde s’ébat dans un décor vicié, moite, lugubre. Salzbourg impose sa froideur et son esprit élitiste et hostile, son ciel blanc et sa bruine glacée ajoutent encore au malaise de l’ambiance générale. Le film part pourtant sur un ton ambivalent, dans lequel l’humour, très noir et très cynique, fait part égale avec le côté polar. Petit à petit, la noirceur envahit l’écran - même si des pointes d’humour subtiles et parfaitement interprétées par un Joseph Hader pince-sans-rire subsistent. L’atmosphère devient étouffante, suffocante, la violence se faire plus explicite, l’intrigue plus glauque. La couche de vernis de Salzbourg disparaît, laissant apparaître meurtres, trafic d’êtres humains et perversion d’une élite effrayante.

Mikaël Demets

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Ciné-club allemand : Silentium
Publié le: 26 mars 2011
- Dans la rubrique: Bref et indolore
 
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