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Où : TAP

Quand : 1er avril

Par qui : Gaëlle Bourges

Avec qui : étudiants du groupe de recherche chorégraphique de l’Université de Poitiers – SUAPS

Et voici les articles rédigés par les étudiants de l’Atelier Critique !

Les précédents sont à retrouver ICI !

Front contre Front entre féminisme et Moyen-Âge

Et si Gaëlle Bourges entretenait volontairement le mystère autour de sa pièce ? Le point de départ du spectacle, le chapiteau dit de « La Dispute » est une figure phare de la culture poitevine. Mais tout comme les danseurs dont les voix résonnent au début du spectacle, nos connaissances sur le Moyen-Âge sont variées et parfois restreintes.

Cette œuvre du XIe siècle exerce bien plus qu’une simple influence pour la chorégraphe. Celle-ci nous en livre une très libre interprétation et nous fait découvrir une nouvelle forme de sensualité qui découle de la destruction totale du concept du genre. Certaines danseuses dévoilent leurs seins, d’autres arborent une barbe, quelques danseurs portent un soutien-gorge. Tous ont un sous-vêtement à la couleur de leur peau.

Front contre Front cultive la liberté, celle de s’affranchir des codes qu’on nous assigne. Les jeunes danseurs amateurs de l’Université de Poitiers l’incarnent parfaitement lorsqu’ils dansent en ronde, dans un mouvement impulsif. Gaëlle Bourges nous propose un pêle-mêle désarticulé, où l’on se perd parfois, qui mélange tour à tour la précision historique et l’humour, le masculin et le féminin, l’amour et la colère, la tradition et la modernité.

Mylène GUINVARC’H, L2 Lettres et Cultures Contemporaines

Front contre Front : un tête à tête onirique

Que reste-t-il du Moyen Âge ? Des rêves assurément. D’où surgissent par la voix ou sur la scène cercle magique, dragons ou tireurs de barbe dansants sur fond de Moyen Âge intemporel.

L’atmosphère onirique des différents tableaux tient aux lumières faibles ou blafardes, au décor minimal (des empilements de boites devenant tour à tour colonnes ou murets), ainsi qu’à la répétition ritualisée de gestes, qui structure la performance.

L’irréalité transparaît aussi dans le balancement entre des moments suspendus par la lenteur des mouvements et d’autres organiques lors de la tarentelle revisitée ou de la ronde carnavalesque. Tout cela sur une bande son hésitant entre modernité et médiéval.

La voix off de Gaëlle Bourges discourant sur le chapiteau dit de « La Dispute », comme une voix intérieure, rend visible son cheminement intellectuel dans une longue méditation où affleure le poétique et qui met en mots la dimension fantasmée et fantastique du Moyen Âge présentée ici par les étudiants danseurs amateurs de l’Université de Poitiers.

Cette représentation de l’imaginaire d’une époque mythique doublée d’une réflexion sur la liberté de la création par la réinterprétation est à la fois surprenante et réjouissante car elle présente le Moyen Âge avec un shoot de modernité.

Noémie COULON, M1 Livres et Médiations

Corps sculpté, corps dévoilé

Dans l’obscurité, se forme un cercle de corps anonymes. Progressivement la lumière se fait en même temps que leur nudité sur la scène. Ces corps adoptent une neutralité des sexes qui perturbe sous l’éclairage couleur chair et plongent le spectateur dans un univers envoûtant. Armés de caisses Mottez empilées en tourelles, les danseurs vont se déployer comme les arbres d’une forêt sous les explications enregistrées de Gaëlle Bourges. Puis se construisent tour à tour un château fort, un fond de bas-relief ou encore un décor de théâtre d’ombre, le temps de revisiter la légende de Sainte Radégonde.

Front contre Front, c’est une plongée dans l’Histoire, celle du corps et de ses représentations au Moyen-Âge, celle de la sculpture romane dans le XIe siècle poitevin. Cette plongée, menée par un groupe de vingt étudiants dynamiques, se fait avec le recul qui traduit la démarche de la chorégraphe. L’époque médiévale, parfois méconnue ou mésestimée, est contée ici avec un parti pris qui offre au spectateur une ouverture propice aux interprétations les plus personnelles. La pièce soulève alors cette question : comment pouvons-nous nous imaginer vivre à cette époque trouble ?

Sarah Dabin, M1 Livres et Médiations

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Front contre Front - 2
Publié le: 5 avril 2016
- Dans la rubrique: Chroniques
 
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