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Où : TAP

Quand : 1er avril

Par qui : Gaëlle Bourges

Avec qui : étudiants du groupe de recherche chorégraphique de l’Université de Poitiers – SUAPS

Et voici les articles rédigés par les étudiants de l’Atelier Critique !

Le Moyen-Âge étourdissant de Gaëlle Bourges

Front contre Front de Gaëlle Bourges offre une performance audacieuse, tant dans la forme qu’elle adopte que dans le sujet qu’elle traite. Pourquoi ? Parce-que la chorégraphe a réussi un pari risqué, en puisant dans le Moyen-Âge, qui n’est pas un thème très évident, du point de vue d’un public plutôt jeune.

Le ton, toujours soutenu mais léger du discours qui accompagne les jeunes danseurs de l’Université de Poitiers peut rassurer certains sceptiques. Mais c’est surtout l’esthétique soignée, tellement particulière de ce spectacle, qui aménage l’accès vers cette pièce.

Il convient d’arriver au spectacle avec un certain lâché prise, accepter d’être déconcerté. Car les choix chorégraphiques de Gaëlle Bourges peuvent susciter du trouble, notamment de par la sobriété du décor et la nudité des interprètes.

Front contre Front se caractérise par un mélange habile d’histoire et de genre. Les frontières entre le passé et le présent sont fragiles, l’identité sexuelle des danseurs est délibérément emmêlée. C’est une œuvre profondément novatrice et inattendue, qui peut déranger ou éblouir à travers des alliages étonnants.

Alice ROYOUX, L2 Lettres et Cultures Contemporaines

Front contre Front : La dispute des mœurs

Aux lumières rappelant les éclairages muséographiques, les corps de Front contre Front se meuvent. Les étudiants danseurs amateurs de l’Université de Poitiers se font face tout en se dévoilant. Les vêtements si formateurs se détachent, s’abolissent. En quelques secondes, puis durant l’intégralité de la représentation, c’est toute notre culture qui est remise en cause. On questionne l’enfermement des individus. Celui qui restreint nos mentalités.

Plus que l’égalité des sexes, c’est l’abolition des barrières du genre. Les corps ne sont plus masculins ou féminins. Ils sont simplement humains, des sculptures vivantes aux origines animales. Ils ne représentent plus seulement l’architecture du Moyen-Âge, en particulier celle du chapiteau dit de « La Dispute » au musée Sainte-Croix de Poitiers, ayant inspiré Gaëlle Bourges. C’est aussi notre société et son évolution. Ou l’évolution qu’elle aurait dû avoir. Ou celle qu’elle aura.

L’actualisation de cette période de l’histoire est faite avec douceur et poésie. Avec humour et délivrance. Elle nous rappelle que nous ne sommes que les interprètes d’acquis séculaires. Et qu’il nous faut obligatoirement les prendre en compte pour intégrer une civilisation qui doit encore s’ouvrir l’esprit.

Gwendoline MAROT, M1 Livres et Médiations

Front contre Front : le corps sans crainte

Remonter au Moyen-Âge pour questionner la place de l’homme dans la société : Gaëlle Bourges et l’atelier chorégraphique de l’Université de Poitiers nous réservaient cette année cette surprise. Cela sur un fond sonore assez déroutant qui apparait à la fois comme réfléchi et rêvasseur.

Les danseurs ne se contentent pas ici de leur présence physique et gestuelle, cette danse vocalisée par le biais des enregistrements nous conte une histoire en même temps que l’on l’observe.

Front contre Front, ces jeunes femmes et hommes ne forment qu’une entité d’êtres vivants que sont les humains, les humains avant toute contrainte. L’homme n’est qu’être humain, finalement, c’est ce que l’on a souvent oublié à travers les époques.

Le corps. Le corps tel qu’il est, tel qu’ils souhaitent qu’il soit vu. L’égalité des sexes apparait ici comme l’abolition de la distinction des genres. Libre cours à l’imagination et à la volonté d’exister, en laissant ce corps respirer. Les règles se démantèlent et s’entremêlent autour de ces corps dansants, dansants et se vocalisant.

Lara READ, L2 Lettres et Culture Contemporaines

Le Moyen-Âge performé par des jeunes

Dans l’amphithéâtre du TAP ce vendredi 1er avril, Front contre Front a entremêlé danse, littérature et histoire de Poitiers. Les étudiants de l’atelier chorégraphique de l’Université, dénudés, ont donné du corps à la voix qui narrait l’histoire.

Par ce spectacle nous apprenons l’histoire d’un chapiteau du XIème siècle, dit de « La Dispute », pièce maîtresse du musée Sainte-Croix de Poitiers. Ce chapiteau historié rapporte trois scènes empreintes de violence. Le spectacle de Gaëlle Bourges en donne une interprétation chorégraphiée. Dans une ambiance moyenâgeuse, au décor sobre, cette jeunesse s’est exprimée sur son ressenti de cette époque et la vision qu’elle en a.

Les chorégraphies étaient éclectiques : les corps passant d’un état stoïque à un état erratique. Lorsque les danseurs se retrouvent front contre front nous retrouvons tout de suite une scène de violence rythmée par la musique. Leurs gestes suivent le tempo en faisant retentir chaque percussion dans leurs mouvements. La chorégraphe s’est ainsi inspirée d’une histoire ancienne et régionale pour inventer une danse performée en pleine jeunesse.

Milena ALVARES, L2 Lettres et Cultures Contemporaines

A suivre ICI...

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Front contre Front - 1
Publié le: 5 avril 2016
- Dans la rubrique: Chroniques
 
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