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Introduction

Ville et utopie, une évaluation

Jean-Christophe Bailly de retour à Poitiers. Après être venu en 2010 à l’espace Mendes-France pour parler du silence des animaux, il nous a développé le 13 février 2014 à partir du « rêve d’une chose » (Karl Marx) [1] les rapports entre ville et utopie.
Dans son œuvre multiforme, puisant dans le théâtre, la photographie et d’autres arts, le langage, l’idéologie, le monde animal, l’urbanisme, les paysages, le voyage, la fiction, l’essai, l’autobiographie et la poésie, c’est peut-être le langage poétique ou l’attitude du poète qui le guide le plus dans ces différentes approches du monde environnant.
Il s’agit là en tout cas une de mes entrées privilégiées dans les livres, ou récueils principaux d’articles qui regroupent ses écrits sur la ville. La deuxième est une sorte d’archéologie de mondes perdus, mais aussi de leur « faible pouvoir messianique », pour citer Walter Benjamin qui comme les romantiques allemands n’est jamais très loin.

Ces ensembles constituent désormais une série évolutive, évolutive comme son sujet :
à dix ans d’intervalle ont été publié deux fois un récueil d’articles sous le titre La ville à l’œuvre, fortement remanié pour la réédition. Le dernier ouvrage en date, même s’il en reprend des articles des précédents porte même un titre différent : La phrase urbaine. Est-ce un indice qu’on ne saurait plus parler d’œuvre ni de ville ?
À chaque fois il s’agit d’une tentative d’un état de lieux de la ville et de ses rapports à l’architecture. Au bout de trente ans, qui séparent ces publications, on pourrait aussi parler d’un bilan provisoire ou une évaluation, sous-titre qu’il a donné à sa conférence. À ces trois ouvrages, Il faudra certainement ajouter Le dépaysement, qui établit la tension entre les lieux, même s’ils n’y sont pas exclusivement urbains, et l’idéologie.
C’est là aussi qu’intervient l’utopie, ou utopia povera, comme l’appelle Jean-Christophe Bailly, utopie qu’il faudra selon l’auteur dissocier de son poids historique, à la fois technologique et politique, de toute manière repenser autrement, car

"Le vieux culte du progrès a été éconduit, mais pour être converti en simple culte de croissance, tandis que rêves, rêveries et écarts se voient purement et simplement reversés au rayon d’une panoplie désuete."

 

[1] c’est aussi le titre d’un livre de Pier Paolo Passolini

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La phrase urbaine
Publié le: 10 mars 2014
- Dans la rubrique: Chroniques
 
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